L’esprit du spectateur achève le mouvement commencé de socrate; et le sujet ainsi présenté est beaucoup

Si ce sont les personnages qui disparaissent, il n’y a plus d’action dramatique; mais si ce sont les tableaux qu’on soustrait à la vue, on enlève au drame ce qui précisément lui donnait l’aspect saisissant de la vie. Il fallait, pour le costume d’_Antony_, éviter le ridicule auquel il ne prêtait pas jadis et auquel il ne devait pas non plus prêter aujourd’hui. Mais ce n’est là qu’une impression générale due au premier aspect. . Il me sera permis toutefois d’ajouter que j’ai éprouvé cette sensation du beau à la représentation (pour m’en tenir au théâtre) de la plupart des oeuvres d’Alfred de Musset, dont le génie sait découvrir et ouvrir cette source de vie dont le jaillissement inonde notre âme.

Sur le premier point, on pourrait s’imaginer que la règle ne s’impose point au répertoire classique, tragédies et comédies, que la mise en scène en est immuable et si bien établie qu’on n’y puisse espérer faire aucun changement. C’est un moyen d’agir sur le système nerveux du spectateur, qui ne fait pas partie intégrante du drame; et si, par impossible, on pouvait concevoir un rapport entre un courant électrique et les ondulations nerveuses corrélatives de nos sentiments, on pourrait parfaitement dans les mélodrames remplacer l’orchestre par une pile électrique.

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