On sent combien serait salutaire l’application de telles lois somptuaires, à une époque où le luxe

Ce drame, pathétique et humain, rajeunira de lui-même à mesure que la société française vieillira. On peut le croire, car elle pousse furieusement à l’envahissement de la scène par le réel, et elle n’y réussit que trop bien. Ici, il faut que les regards du spectateur se reposent avec plaisir, comme ceux de Fritz, sur les moindres détails de l’ameublement, sur le service de table et sur le linge que la gouvernante étale avec orgueil et complaisance. Mais j’en ai dit assez, il me semble; pour faire saisir la différence essentielle qu’il y a entre la mise en scène d’une pièce fondée sur un sentiment subjectif et celle d’une oeuvre où domine, dans les sentiments, la puissance objective des choses. Le temps efface les traits particuliers. L’abus ou l’excès de la mise en scène est donc ainsi contraire aux progrès de l’art dramatique. _Oedipe roi_.

Quand un groupe de figurants, soldats ou licteurs, arrive sur la scène, il doit se présenter vivement, en ayant l’attention de ne pas prendre l’allure cadencée du pas militaire, et s’arrêter franchement sans se préoccuper de la régularisation des rangs; s’il entre par le fond et s’il doit faire face au public, il faut que le mouvement soit un et jamais décomposé en deux mouvements.

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