Il est certain que nous n’allons pas à la comédie-française, à l’ambigu ou au châtelet dans

La mise en scène est tantôt une question de goût, tantôt une question d’habileté. Il semble que nous les touchions, et si nous les touchions réellement les sensations éprouvées seraient plus fortes, mais nullement différentes de celles que la vue avait suffi à déterminer en nous. C’est par le sifflement du vent et le bruit du tonnerre que le metteur en scène arriverait à produire un effet analogue. CHAPITRE XXX Des actes et des tableaux. C’est une des conditions actuelles de la mise en scène. Cette question a été justement agitée, récemment à propos de la reprise _d’Antony_. Que serait-ce si nous tenions compte du maigre appareil dont, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, on entourait la représentation de notre théâtre classique! L’effet représentatif des tragédies de Corneille et de Racine n’a donc que peu d’influence sur l’admiration que nous éprouvons pour elles. Malheureusement la forme semi-circulaire n’est pas favorable à la sévérité de l’attitude et favorise au contraire une certaine, nonchalance qui manque de grandeur au théâtre et nuit au caractère majestueux que doit conserver Thésée aux yeux des spectateurs.

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