On sent combien serait salutaire l’application de telles lois somptuaires, à une époque où le luxe

_Le Monde où l’on s’ennuie. Il ne faut donc pas s’y méprendre: il n’y a pas et il n’y a jamais eu de milieu historique concordant expressément avec ces figures tragiques.

Ces représentations ne sont pas moins salutaires au public; et n’auraient-elles que le mérite de former et de purifier son goût, d’élever et d’agrandir son esprit, qu’elles contribueraient ainsi à la culture générale des lettres, au maintien des bonnes moeurs et aux insensibles progrès de la civilisation. Certes ce sera un spectacle touchant si nous ne voyons en lui qu’un père, en tout semblable à nous, se lamentant sur la perte d’un fils bien-aimé. Il me sera permis toutefois d’ajouter que j’ai éprouvé cette sensation du beau à la représentation (pour m’en tenir au théâtre) de la plupart des oeuvres d’Alfred de Musset, dont le génie sait découvrir et ouvrir cette source de vie dont le jaillissement inonde notre âme.

Maintenant qu’ils sont devenus eux-mêmes l’antiquité, ce sont eux qui nous intéressent, et, à la distance où nous sommes d’eux, nous les confondons volontiers avec leurs héros et avec leurs dieux mêmes, ce qui prouve bien que ce monde mythologique, héroïque et historique n’existe à l’état décoratif que dans notre propre imagination.

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