Dans les théâtres comiques, on prend résolument le taureau par les cornes, et l’on figure le

Toutefois celui de Théramène a un aspect un peu biblique, qui conviendrait mieux à un apôtre qu’au gouverneur d’un prince grec. La mise en scène se trouve donc détruite _ipso facto_.

Si on voulait nous le montrer en tenue de départ (ce qui est contraire à la situation), il aurait fallu lui mettre à la main une de ces lances que les vases grecs donnent aux héros, aux Ajax et aux Diomède. Et cela se conçoit, puisque l’intérêt n’est pas, en ce cas, dans le personnage qui chante, mais dans le personnage dont les sentiments s’épanouissent au contact de la sensation musicale. C’est sur ce fond propice que se détachent les héros du drame: ils ont la stature, le regard, le geste, la voix qu’ils doivent avoir. Des traditions.

C’est pourquoi, à mesure que l’analyse descendra dans l’infiniment petit, l’intérêt du spectateur décroîtra dans la même proportion. Nous ajouterons, ce qui résulte des idées déjà exposées et sur lesquelles nous reviendrons, qu’on doit dans la mise en scène se rapprocher de la sobriété et de la discrétion de la mise en scène idéale, dans la proportion où l’oeuvre représentée s’approche de la perfection.

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