Émile perrin comme un des maîtres de la mise en scène moderne

Cet air est représentatif, par son caractère, de l’humeur enjouée de la jeune femme et de la gaieté du nouveau ménage.

A mesure que le temps s’écoule, que les générations se succèdent, il y a des images qui s’affaiblissent et d’autres qui, au contraire, s’éclaircissent et se précisent.

Ici, il faut que les regards du spectateur se reposent avec plaisir, comme ceux de Fritz, sur les moindres détails de l’ameublement, sur le service de table et sur le linge que la gouvernante étale avec orgueil et complaisance.

C’était, en effet, dans les évolutions du choeur que consistait presque toute la mise en scène. Le public se contente ici d’un signe abrégé, ce qui est possible dans un genre où l’on ne recherche la vérité que dans l’humour et dans l’esprit du dialogue. Complexité et hétérogénéité des rôles modernes. Là se trouvait transplanté et formant décor l’escalier monumental d’un des plus grands magasins de Paris, spectacle extraordinaire pour les yeux, présentant l’encombrement et l’affolement d’un grand jour de vente, la presse des acheteurs, la foule des commis, un étalage savamment fait dans les règles du genre, les comptoirs, les caisses, et, dans l’angle de la décoration, un ascenseur, inutile à l’action, mais montant et descendant alternativement dans sa lente majesté, et semblant être l’organe respiratoire de ce mastodonte industriel.

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