C’est sur la scène de l’opéra qu’on pourrait et qu’on a pu employer ce procédé avec

Il me sera permis toutefois d’ajouter que j’ai éprouvé cette sensation du beau à la représentation (pour m’en tenir au théâtre) de la plupart des oeuvres d’Alfred de Musset, dont le génie sait découvrir et ouvrir cette source de vie dont le jaillissement inonde notre âme. Mais tel qu’il apparaît au début de la pièce, tel il doit rester jusqu’au dénouement. Un directeur incapable de formuler un jugement sur une pièce n’est qu’un entrepreneur de spectacles.

C’est en somme le triomphe de l’être humain sur la nature, de l’intelligence sur la matière.

Tantôt, c’est la préoccupation de l’esprit qui empêche nos regards de percevoir les formes et les couleurs ou nos oreilles de percevoir les sons, tantôt ce sont des images optiques ou des sons qui s’opposent à toute autre association d’idées.

Sur nos affiches, nous voyons à chaque instant annoncé un drame en cinq actes et douze tableaux.

Il est peu de personnes qui n’aient assisté à la mort d’un être quelconque: l’un a vu mourir un vieillard, l’autre un enfant ou une femme; celui-ci a vu tomber des soldats sur le champ de bataille, celui-là a assisté à l’agonie de malades dans un hôpital; les uns ont observé la mort lente ou violente d’animaux, les autres la leur ont causée volontairement; tous enfin ont vu les mêmes phénomènes généraux se reproduire dans des conditions extrêmement variables.

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