C’est par le commerce qu’elle entretient avec les grands écrivains du xviie siècle que la comédie-française

Le moment approche où il n’y aura plus un seul théâtre de province vivant de sa vie propre.

Je n’ai plus à ajouter que quelques mots explicatifs, pour clore cette préface. Le drame commence donc par une entente tacite entre le spectateur et le poète; celui-ci est certain qu’au moment voulu l’esprit du public prendra telle direction, appellera et par suite acceptera telle péripétie qui, sans cette sorte de complicité préalable, aurait peut-être paru inutile ou contraire à la logique, et qui, en tout cas, à un moment inopportun, aurait compliqué l’action d’un élément nouveau et distrait l’attention du public en exigeant de lui une coordination immédiate et inattendue. La représentation l’amoindrit presque toujours, en atténue les proportions psychologiques et en rapetisse sensiblement les héros. C’est donc ici la règle qui nous importe, et ce sont uniquement les principes qui doivent nous arrêter. Un grand nombre de spectateurs sont aptes à distinguer entre eux, tant sous le rapport de la décoration et de l’ameublement que sous celui des costumes, les styles Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI; mais combien peu sauraient établir des différences dans les modes diverses qui ont pu régner pendant le cours de ces grandes époques.

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