Les acteurs passent d’un théâtre à l’autre sans se fixer définitivement

Si, en effet, un acteur s’ingéniait à reproduire trait pour trait telle façon extraordinaire de mourir, observée par lui-même, il s’exposerait, tout en étant plus réel, à paraître moins vrai, car l’image qu’il offrirait serait dissemblable à celle qu’ont dans l’esprit la plupart des quinze cents spectateurs.

On peut dire, sans exagération, qu’elle est tout entière contenue dans la théorie des milieux. Le plus souvent, il sera prudent de s’en tenir à l’ancienne conception décorative qui ne recherche qu’un effet simple et général. Dans toute nouvelle création, leur mérite consiste, surtout pour l’acteur, dont l’art est plus fécond et plus personnel, à amener la représentation scénique à son point de perfection, c’est-à-dire à déterminer jusqu’où ils peuvent pousser la réalisation de l’idée dont ils possèdent en eux l’image subjective. S’il s’agit, non plus de pièces grecques ou romaines, mais d’une oeuvre dramatique dont le sujet a été pris dans le monde contemporain de l’époque où elle a paru pour la première fois à la scène, il faut distinguer si l’oeuvre est ancienne ou moderne.

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