En un mot, c’est nous, hommes du xixe siècle, qui créons tout cet appareil théâtral par

C’est qu’avec le temps, on ne s’attache qu’aux caractères généraux et qu’on néglige les différences, pourtant considérables, qui naissent de la comparaison des traits particuliers. En cela, l’esthétique théâtrale devra suivre l’esthétique dramatique. La perspective d’un décor doit être considérée comme rationnelle, par rapport du moins à une rangée de spectateurs. C’est cette image qui est le modèle dont le théâtre nous doit la plus frappante copie. Les exemples sont nombreux et bien connus.

Art plus profond et plus élevé, puisque l’émotion que provoque en nous la musique n’est plus étrangère à l’action, mais au contraire naît en nous sympathiquement du trouble qu’éprouve l’être même du personnage et de l’état psychologique de son âme. Au théâtre, le sens du toucher ne s’exerce jamais. La disposition scénique du premier acte ne me paraît pas heureusement conçue. Si, en effet, un acteur s’ingéniait à reproduire trait pour trait telle façon extraordinaire de mourir, observée par lui-même, il s’exposerait, tout en étant plus réel, à paraître moins vrai, car l’image qu’il offrirait serait dissemblable à celle qu’ont dans l’esprit la plupart des quinze cents spectateurs.

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