L’intérieur d’un jeune homme riche variera selon le monde au milieu duquel il vit, monde de

La révolution qui s’est opérée insensiblement et qui a fait pénétrer la puissance émotionnelle des sons dans le drame littéraire semble de même ordre que celle qui a fait pénétrer la puissance imaginative des idées dans le drame musical. Nous pouvons déjà remarquer que la meilleure manière de mettre en scène la musique, c’est d’en masquer l’exécution et de soustraire les exécutants aux yeux du public. Toutefois, cette ambition n’avait pas eu jusqu’alors de visée plus haute que celle de plaire directement aux spectateurs, et de renforcer la puissance dramatique en dirigeant sur nos yeux ses effets les plus romantiques.

Mais un exemple fera mieux comprendre la portée de cette observation. Toutefois celui de Théramène a un aspect un peu biblique, qui conviendrait mieux à un apôtre qu’au gouverneur d’un prince grec.

Cet air est représentatif, par son caractère, de l’humeur enjouée de la jeune femme et de la gaieté du nouveau ménage. A mesure que décroît le nombre des parties justement associées dans les images mises en présence, la fantaisie perd de son prix, n’est bientôt qu’une sorte d’imagination vagabonde et déréglée, devient enfin grossière et tombe dans ce qu’on appelle familièrement la bêtise, qui n’est autre chose qu’une contradiction irrémédiable entre deux images conjuguées.

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