En outre, la recherche de l’impression réelle avait d’avance annihilé tout l’effort artistique des comédiens

C’est bien dans ce cas l’esprit seul qui en goûte la poésie, sans que nos yeux soient dupes des séductions de la mise en scène.

Alors, c’est, l’oeil seul du spectateur qui inclinera toutes les lignes des décors au point de fuite, et les acteurs, en s’enfonçant dans les profondeurs de la scène, seront partout à leur place et n’auront que les dimensions qu’ils doivent avoir.

Cela tient sans doute à ce que la nature nous impose sa puissance en la transformant en mouvement et en bruit, double phénomène dont la représentation ne change pas le mode d’action. _Ruy Blas_, au second acte, nous offre encore un bel exemple d’intervention musicale. Le costume doit s’accorder avec les états psychologiques d’un personnage. Du costume d’Hippolyte. C’est qu’en effet, ce dont on peut juger par certains détails du dialogue (je t’aime! voilà ce que je sais, ma chère; voilà ce que cette fleur te dira, etc. Voyez ces perles sur les feuilles, comme ce vent tiède les fait rouler. C’est que les Grecs concevaient de leur propre antiquité une image toute différente de celle que nous nous en formons, et avaient sur l’art tragique des idées très différentes des nôtres.

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