Don jaime fit encore quelques pas d’un air preoccupe dans la chambre

Ils se separerent.

Je ne dis pas non, mais qui sait? Peut-etre trouverons-nous, d’ici la, le moyen de nous en defaire, sans bruit et sans scandale. Pour l’instant, il avait, la, contre sa poitrine, une belle fille de dix-huit ans, toute oppressee par la peur, frissonnante, et qui, fiancee a son ennemi le gendarme, l’implorait, lui, le sauvage braconnier! –Qu’y a-t-il, ma belle petite? demanda Maurin. Qu’on savait qui etaient son pere et sa mere et que c’est des grands personnages. Et maintenant, je crois que mon lapin est cuit, et meme il sent bon, le camarade! Mais j’en reviens a mon idee: pourquoi le chasse-t-on, cet homme? Pourquoi? Toujours pour du bien qu’il fait! Quand il a dit, pour la Saint-Martin, a tout ce peuple qui se regalait de la misere d’un miserable, qu’ils etaient des sauvages, n’avait-il pas raison? Foi de Pastoure, raison il avait! Quand il a dit aux Gonfaronnais: Vous me regardez comme si vous voyiez voler un ane , pourquoi se fachaient-ils, ces gens, puisque le role de l’ane c’est pour lui-meme qu’il le prenait, et puisque il les traitait eux, consequemment, comme des chretiens? Et quoi encore? Quand il a pris les chevaux des gendarmes pour faire leur service et arreter des voleurs au nom de la loi, il avait encore raison, raison mille et un coups, raison, je vous dis. Et a cote d’eux le maire, qui avait l’air d’un Hollandais a cause de sa pipe et du sourire de ses pommettes un peu rosees, le maire regardait les fleurs, les terrasses publiques, les embellissements que lui doit sa ville, et il y avait sur toute sa physionomie une indefinissable expression de plaisir. Voici en deux mots les faits tels qu’ils s’etaient passes. Et Maurin, montrant a son fils les iles d’Hyeres, lui disait: –Tu vois, cette ile-ci, a gauche, est a M.

Et, dit Maurin, je ne t’en soutirerai jamais. CHAPITRE XLI Comment un gentilhomme de l’ancien regime contracta tres naturellement un traite d’alliance avec le populaire roi des Maures. . . C’est toi! dit-elle. Pourquoi donc? –Parce que je ne serai pas seul, general: les trois cents cavaliers qui deja m’ont suivi a Toluca, viendront encore avec moi, mais pendant la bataille ma cuadrilla et moi nous serons a vos cotes.

Le jour ne tardera pas a paraitre; nous ne devons pas demeurer ici plus longtemps. . . Derriere leurs pupitres, les musiciens s’etagent en face, adosses au decor: figures communes, epanouies dans l’evasement des faux-cols; corps tasses dans les fracs larges, dans les bosselures des plastrons blancs. Voici ce qui etait arrive: inquiets des aboiements du chien et craignant qu’il ne revelat par ses cris leur presence suspecte aux Indiens qui a cette heure se rendaient a la ville pour vendre leurs marchandises, les etrangers reunis dans le rancho, confiants dans leur sentinelle pour veiller sur leur surete, avaient ordonne au ranchero de faire rentrer l’animal dans l’interieur de sa maison et de l’enchainer assez loin pour que ses cris ne fussent pas entendus du dehors dans le cas ou la fantaisie d’aboyer lui reprendrait.

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